Comme toute grande puissance digne et omnipotente, l’Amérique s’est éprise d’elle même… un narcissisme avéré par la dénégation de toutes les instances internationales lors de ces entreprises orientales et asiatiques.
La preservation des intérêts nationaux prévaut, depuis l’après guerre, sur toutes considérations pronée par la démocratie à la base de son hégémonie… n’hésitant pas à tenir un double discours aux yeux de ses ”citoyens du monde”:
- Le Peuple Palestinien a le droit de se gouvrener et de retrouver la paix commune avec Israel
- Menons une guerre en Irak pour la démocratie, sauvons le peuple irakien de la dictature Saddamienne qui le prive de liberté
- l’Iran (pays-enfant) ne peut disposer de la technologie Atomique , grand danger pour la région
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- Hammas élu démocratiquement ne peut être à la tête de l’autorité Palestine
- US army ne se prononce pas quant-au retour des troupes stationnées en Irak
- Israel ne signe pas le TNP mais reste protégé par la toute puissance américaine
Les discours de circontstance fleurissent dans les ” US foreign affairs”, mais n’est ce pas le cas de toute la diplomatie de relations internationales? Certes, cependant la trop grande ingérence américaine dans les affaires du monde d’aujourd’hui est confrontée à de multiples effets pervers de son excès:
- La prise de conscience internationale de la démagogie américaine qui ne convaint plus
- La démultiplication sporadique des fronts militaires et diplomatiques à l’echelle planétaire
- La prise de position des autres grandes puissance qui ne veulent pas être laissées pour compte dans le partage du monde post 911 (Chine, U.E, Russie)
- La création quasi involontaire d’un contrepoids social à cette ingérence (notamment dans les pays musulmans où les Etats Unis par leurs actions défient l’omnipotence Divine)
- Les efforts de divisions politiques du monde encouragent une union inconsciente des peuples à l’encontre des ses intérêts
- La décrédibilisation des instances internationales, qui jouent un role désormais témoin du bouillonnement planétaire
Il parait évident que le “self-made power” des US contenant les causes de son apotheose, contient lui même les causes de son disfonctionnement. Comme à l’aube des années 90 où la fin annoncée de la bipolarité du monde révelait les raisons de l’echec socialiste, c’est la doctrine Américaine qui aujourd’hui voit sa fin bien proche. Malgré la puissance économique et militaire, les US auront un repli significatif à opérer (probablement avec un virage à gauche), qui créera les conditions d’émergeance d’une alternative mondiale à leur domination.
A qui le tour ?
août 29, 2008 at 8:43
Je pense effectivement que la fin des US est proche mais malheureusement je ne suis pas aussi enthousiaste quant à la fin de la misère sur cette planète. Après les Etats-Unis ce sera au tour de la Russie/Chine de gouverner, probablement plus la Russie que la Chine, et on est pas tirés d’affaire! POur faire règner la paix et la justice dans ce monde il faut traiter une problématique plus profonde et paradoxalement plus simple à résoudre au niveau de chacun de nous, c’est le rétablissement des moeurs et de la morale, en d’autres termes : l’éducation. Moi je pense que là réside le véritable problème et la solution magique.